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Marche-Abîme, gronde parmi les astres

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Brise les chaînes

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MessageSujet: Marche-Abîme, gronde parmi les astres   Dim 22 Avr - 15:38

 

Être astral
Nom originel ─ Marche-Abîme.
Espèce ─ Shabh.

Résidu de pouvoir ─ Brise les chaînes
La liberté n'est pas un mot que l'on peut proférer à la légère. Certains esprits ne peuvent vivre entravés, ils ont besoin de parcourir les dunes. On ne demande pas à une créature sauvage de se plier à des règles qui ne la concernent pas. Autrefois, personne ne pouvait te contraindre à quoi que ce soit. Aucune prison ne semblait pouvoir te contenir. Mais depuis que les chamans t'ont enfermé, ton pouvoir s'est affaiblit. Tu peux briser des chaînes par ta simple volonté, dénouer des cordes attachées à ton cou. Mais si tu finis derrière les barreaux, ton esprit fougueux devra se faire une raison. Si tes années en captivité t'ont marqué, tu ne te laisseras pourtant pas prendre facilement.

Forme spirituelle ─ Marche-Abîme se pâme de fourrure et de crocs, balayant le désert de ses griffes comme le Dieu Lion avant elle, parfaite enfant à son image. Son pelage semble être tissé dans la nuit et le sable ─on peut même apercevoir, ici et là, quelques étoiles scintillantes. Élégante et féline, Marche-Abîme est tachetée d'encre et d'aube, levant un regard crépusculaire sur le monde. Ses yeux sont étranges, sans pupilles, d'un mordoré orangé qui fascine et effraie. Il n'est pas rare d'y voir luire une lueur de malice, si vite dissipée qu'on a l'impression de l'avoir seulement imaginée. Les humains la craignaient pour son étrange faculté à changer de taille selon son humeur, parfois simple chat pour devenir en un clin d’œil colosse grondant.






Demeure astrale ─ La Demeure de Marche-Abîme est semblable à ce qu'elle est au plus profond d'elle-même : sauvage et indomptée. Plongée dans un perpétuel parme d'aube crépusculaire, son territoire est peuplé d'une multitude de végétation aux couleurs vives et étranges, dans une harmonie presque brutale. De hauts arbres s'élèvent à travers un ciel qui ne change jamais, clair-obscur baigné d'étoiles qui brillent comme des soleils dans la voûte céleste imaginaire.

Il s'agit en réalité d'une grande forêt peuplée de conifères dorés et rougeâtres, sur une terre de roches écarlates. Trois lunes éternellement pleines se promènent dans le ciel bercé de nuages et de tempêtes grondantes aux couleurs vives, dangereuses. Une chaîne illusoire de montagnes se découpent à l'horizon, donnant l'impression d'un espace infini, d'une liberté sans compromis. Mais comme tous les djinns, les pouvoirs de Marche-Abîme sont limités : elle ne peut faire que semblant d'y croire.


Âme étoilée
Caractère et comportement ─ Vive et insaisissable, Marche-Abîme virevolte et disparaît, jamais à l'arrêt, toujours à la recherche de quelque chose. Elle vit intensément, et peut-être est-ce car elle est l'une des djinns les plus fragiles parmi ses frères et sœur : son nom a été tracé dans les derniers coups de griffes contre le sable, à peine un mouvement paresseux de la patte du Dieu Rugissant. Peut être même une erreur. Elle est frêle et peu puissante, Marche-Abîme, mais épargnée des jeux de pouvoir. Elle compense par la ruse et l'enthousiasme ce qu'il lui manque en puissance astrale, félin prédateur entre les dunes à la couleur tachetée de son pelage. Les immortels la considéraient comme une petite sœur turbulente, dont les pattes avaient tendance à mener droit dans les ennuis.

Mais Marche-Abîme, impulsive créature au goût certain pour l'aventure et à l’irrésistible attrait curieux, fut brisée. Enfermée dans son propre esprit, elle n'est désormais que l'ombre d'elle-même, comme un noyé reprenant avec difficulté ses premières bouffées d'air. Elle vit dans la terreur d'Hurle-Temps et d'Ashan, l'angoisse irrépressible d'être de nouveau coupée du monde, créature blessée et effrayée. Elle ne s'en montrera que plus retorse pour ne plus jamais être attrapée.

Comment votre djinn a-t-il géré (ou subi) ses siècles d'emprisonnement ? Marche-Abîme a vécu une véritable torture. S'abreuvant habituellement de liberté et savourant chaque nouveauté, être séquestrée dans son propre esprit fut encore pire que d'avoir à se soumettre à un humain. Le paysage figé de sa Demeure devint rapidement son enfer personnel, et lorsqu'elle fut trop faible pour constamment en changer la forme, elle s'enferma dans un mutisme destructeur qui la conduisit à un état de semi-conscience, à la bordure de la folie.

Que pense-t-il des êtres humains ? Elle les trouve intéressants. Intéressant comme pourrait penser un chat d'un rongeur plus malin que les autres. Elle ne les considère guère comme des égaux mais les apprécie énormément pour leur diversité et leur façon si imprévisible d'être.

Quel est son but ? Se fondre dans la masse et ne plus jamais, ô grand jamais, être de nouveau enfermée.

Comment perçoit-il le dieu Shaaz ? Le Dieu Lion est un père absent. Marche-Abîme a longtemps guetté son approbation quant à leur race, leurs gestes et leurs évolutions. Lorsqu'il fut évident que le maître du désert s'était détourné de ses créations, elle fit comme tous les autres : elle se vengea sur les pauvres humains qui avaient l'imprudence de s'aventurer entre ses griffes, en bonne enfant jalouse. Elle se lassa cependant rapidement, trouvant d'autres distractions à la hauteur de sa curiosité.

A-t-il une peur ou une inquiétude ? Marche-Abîme ne supporte plus la vue d'une cage ou de chaînes. Elle panique complètement lorsqu'elle doit se retrouver entre quatre murs, séparée du désert et de l'infinité de l'horizon. Profondément claustrophobe, elle devient irraisonnablement apeurée et brutale lorsqu'on essaye de la contenir. Marche-Abîme, après tout, doit continuer de marcher sans jamais s'arrêter. Sinon, il lui faudrait regarder derrière elle et contempler l'infinité ténébreuse de la folie qui la suit de très près. Trop près. Elle aurait préféré ne jamais connaitre le véritable sens de son nom originel.

Comment a-t-il réagi à sa brusque soumission lors du règne d'Ashan et de Hurle-Temps ? La stupeur, tout d'abord, de voir leur aînée se retourner contre eux. Puis l'indignation. Elle était un esprit du désert, l'essence même de la liberté, de quel droit les soumettait-on ? La colère laissa cependant rapidement place au désespoir face à sa totale impuissance. Dans un instant de profonde détresse, Marche-Abîme essaya de se consumer en se dressant contre l'emprise de Hurle-Temps, parfaitement conscience que sa sœur était bien plus puissante qu'elle. Cette dernière désamorça sa piètre tentative et lui confisqua ses pouvoirs pour qu'elle ne puisse recommencer. Marche-Abîme n'avait jamais haï à ce point.

Quelle est la dernière chose qu'il ait fait avant son emprisonnement ? Lors de la disparition de Hurle-Temps et de son humain, Marche-Abîme eut tôt fait de prendre la poudre d'escampette. Malade à cause de l'ampleur de son pouvoir si brusquement retrouvé, elle se terra dans un caverne au fin fond du désert, animal blessé léchant tant bien que mal ses plaies immatérielles. Elle a honte de l'avouer, mais elle ne fut pas très difficile à vaincre. Lorsqu'un chaman se présenta devant sa tanière, à peine sorti de l'enfance, ses grands yeux bleu rempli de crainte, Marche-Abîme eut un instant d'hésitation. Elle appréciait les enfants humains. Elle ne leur ferait jamais de mal. Cet instant de pitié scella son sort, tout comme son esprit, dans l'objet que brandit alors l'adolescent.

Que pense-t-il de sa nouvelle enveloppe ? Si Marche-Abîme revêt désormais une apparence svelte et humaine, elle reste fidèle à elle-même : libre. Elle sent que le corps qu'elle possède partage ce besoin avec elle, et ne peut s'empêcher d'éprouver un brin de culpabilité à lui imposer ce qui a été son enfer pendant tant d'années. Si elle trouve une autre solution pour survivre, elle le fera. Mais pour l'instant, elle savoure et préfère regarder ailleurs que dans les tréfonds de son esprit, où peut être celui de Danysa se cache désormais.



Souvenirs des temps passés
Les humains meurent si vite, pense Marche-Abîme, sa queue battant contre le petit muret de pierre alors qu'elle observe la délégation attristée de personnes en tous genres défiler sous ses yeux sans pupilles. Ils portent un corps délaissé de son esprit, pâle et ridé malgré sa peau tannée par le soleil, sur une petite couche encensée d'herbes et de biens précieux. Le Djinn ne comprenait pas pourquoi les humains faisaient tant de cas des cadavres. Elle comprenait l'attachement, la tendresse, mais n'avait jamais expérimenté la perte d'un être cher. La mort était un concept terriblement abstrait pour une créature immortelle ─et dont tous les proches l'étaient aussi. C'était pour ça qu'elle appréciait autant les humains : ils lui offraient une vision qu'elle ne pouvait comprendre, avec laquelle elle pouvait se débattre pendant des heures.

Un vieil homme s'arrêta, se laissant dépasser par le cortège. Les oreilles touffues de Marche-Abîme se redressèrent lorsque son regard sombre croisa le sien, sur le qui-vive. Allait-il dénoncer aux autres humains la présence du chat bleuté aux yeux étranges ? Mais il se contenta de faire un geste dans sa direction. Comme un salut, un signe de reconnaissance et de gratitude. Et il s'en alla sans mot dire, poursuivant son triste chemin. Piquée dans sa curiosité, la créature astrale bondit du muret pour se faufiler à sa suite, ombre perlée dans le sable du désert, examinant l'humain grisonnant, sa peau comme du vieux parchemin qui commençait à pendre sur ses poignets. Un symbole y était tatoué. Un soleil. Marche-Abîme laissa la mémoire la submerger, vagues pressantes contre son esprit millénaire.

─ Cela aura un prix, déclara la panthère étoilée, paresseusement affalée sur le flanc, à l'ombre d'un gros rocher.

Les enfants se tenaient par la main. Le premier s'était lancé dans une grande contemplation du sable à ses pieds, les jambes couvertes d'hématomes. Le second serrait fort la main de son compagnon, son regard bleu plongé dans celui, puits sans fond, du Djinn. Son audace l'amusait, et ils étaient en recherche de liberté. Sur leur poignet était gravé le symbole de leur maître, vil blasphémateur qui s'était approprié l'emblème du Dieu du Désert, soleil sombre dessiné contre la peau lisse des deux esclaves.

─ Nous savons, déclara l'enfant aux yeux bleus. Mais on dit qu'on peut demander des choses aux esprits du désert.

Les yeux du Djinn pétillèrent alors que ses babines découvraient un rictus cruel. Il n'y avait bien que les enfants pour tirer de tels espoirs à partir de on-dits. S'il s'était agit de l'un de ses frères ou de ses sœurs, ils se seraient retrouvés dévorés, corps et âmes. Mais ils étaient tombés sur elle. Peut-être que Shaaz non plus n'aimait guère qu'on détourne ses symboles. Ses interlocuteurs retournaient d'ores et déjà leurs poches à la recherche de leurs plus précieux objets : des morceaux de tissus rapiécés, des bijoux de pierre sans valeur, des crocs des créatures du désert. Des trésors d'enfants. Marche-Abîme pencha légèrement la tête sur le côté, une idée caressant la lisière de son esprit. Une idée et un test. Le Djinn s'ennuyait profondément.

─ Le prix de votre liberté sera une autre sorte de captivité, fini-t-elle par déclarer. Vous ne pourrez plus jamais vous séparer. Vous devrez rester ensemble, quoiqu'il arrive. Et lorsque le premier mourra, je me repaîtrais du chagrin du second, jusqu'à ce qu'il le suive dans la mort. Cela est mon prix.

Un cadeau et une malédiction, brodée dans cette dualité que maîtrisaient si bien les créatures de son espèce. Les deux garçons échangèrent un long regard. Une conversation silencieuse se déroula entre eux, fascinant un instant l'esprit à l'apparence de panthère qui n'en avait pas les codes. Elle voulait voir si les humains ne méritaient que son mépris, comme l'affirmaient certains de ses frères et de ses sœurs. A son étonnement, ce fut le premier garçon au regard sombre qui s'adressa à elle d'une voix qui se voulait ferme. Elle feignit de ne pas entendre son tremblement.

─ Nous acceptons.

Et alors, ils s'en furent, avec la promesse de la créature qu'ils ne seraient plus jamais enchaînés, sinon l'un à l'autre.

Les yeux du chat suivirent l'homme au poignet tatoué, qui continua sa route alors que le cortège s'était arrêté. Vers le désert. Vers la ligne d'horizon. On murmurait des prières à Shaaz, mais nul ne pleurait. On ne pleurait pas dans le désert, car c'était comme gâcher de l'eau. Marche-Abîme, quant à elle, se contenta d'un miaulement. Un encouragement. Un au revoir. Une reconnaissance. Ses yeux suivirent pendant longtemps les pas de l'homme, qui menait son dernier pèlerinage afin de rejoindre l'esprit de l'être aimé. Le goût de son chagrin n'était pas aussi savoureux qu'elle l'avait pensé à l'époque. Il lui laissa un goût amer sur la langue.

Elle eut le sentiment qu'elle comprenait un peu mieux les humains, désormais.  



Enveloppe possédée
Nom ─ Danysa Fariz
Âge ─ 26 ans
Sexe ─ Féminin
Métier ─ Capitaine du navire pirate le Beryl

Danysa a le teint pâle, une silhouette élancée et agile. Ses yeux dorés et malicieux semblent toujours scruter l'horizon. Ses cheveux longs et châtains, toujours nattés, caressent ses traits fins. Si ton enveloppe est fine, cela ne l'empêche pas d'être robuste. Tu sens que tes muscles se sont durcis à force de combats. Si ton regard semble déterminé, tu es certain que tu ne défends pas la veuve et l'orphelin. Tu jurerais presque que ton corps s'apaise aux bruits des pièces qui s'amoncellent, des sabres qui s'entrechoquent et du profit facile. Pour autant, tu sais que ton enveloppe n'a pas toujours été ainsi, fière et prête à tout. Tu as comme des petites manies que tu ne pourrais pas t'empêcher d'accomplir. Comme croiser les doigts quand quelque chose se prépare, jouer avec une pièce ou bien adresser toujours une prière avant de partir du port. Autrefois ce corps était sans doute promis à de grandes choses, mais il a préféré la liberté.

Tu te réveilles, sur un grand siège confortable, dans ce qui ressemble à une cabine de bateau. Devant toi, sur une table, un petit butin était en train d'être partagé. Dehors, tu entends des cris de joie et de beuverie. Dans ta main, tu tiens un médaillon ancien, avec des initiales gravés au dos

Compagnon lié ─ Son grand frère Malik est le navigateur du Beryl. Danysa et lui sont très complices. C'est auprès de lui que la jeune pirate vient chercher astuces et conseils, il sera donc ouvert aux questions. Mais connaissant bien sa soeur, Malik pourrait se rendre compte de quelque chose si tu n'es pas discret.


Derrière l'incarnateur
Not Zelda
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Marche parmi les songes

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MessageSujet: Re: Marche-Abîme, gronde parmi les astres   Dim 22 Avr - 19:21

 
Bienvenue le poti chat ! *grattouille entre les oreilles*

J'adore le nom, j'aime bien ta fiche, et surtout la partie libre. C'était plaisant à lire, le fait que la djinn se rapproche un peu plus des humains c:

(et ce "derrière l'incarnateur" est si énigmatique olala)


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Dame étoilée

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MessageSujet: Re: Marche-Abîme, gronde parmi les astres   Dim 22 Avr - 20:03

 
Félicitation à toi, Marche-Abîme, car les portes de l'incarnation te sont désormais ouvertes.

Bon, c'est simple, j'adore ton personnage, Marche-Abîme est si douce ! J'aime beaucoup son histoire, c'est beau ** Je ne peux qu'approuver, comme d'habitude. J'ai vraiment hâte de voir ce que tu vas faire en rp, je vais pas garder le suspense plus longtemps pour parler de ton pouvoir :p J'espère qu'il te plaira.

J'ai donc le plaisir de te remettre ton don, le résidu unique de ta puissance désormais disparue :
Brise les chaînes
La liberté n'est pas un mot que l'on peut proférer à la légère. Certains esprits ne peuvent vivre entravés, ils ont besoin de parcourir les dunes. On ne demande pas à une créature sauvage de se plier à des règles qui ne la concernent pas. Autrefois, personne ne pouvait te contraindre à quoi que ce soit. Aucune prison ne semblait pouvoir te contenir. Mais depuis que les chamans t'ont enfermé, ton pouvoir s'est affaiblit. Tu peux briser des chaînes par ta simple volonté, dénouer des cordes attachées à ton cou. Mais si tu finis derrière les barreaux, ton esprit fougueux devra se faire une raison. Si tes années en captivité t'ont marqué, tu ne te laisseras pourtant pas prendre facilement

On te MP rapidement ton choix d'enveloppe, d'ici quelques jours tout au plus ! Bon courage pour l'attente, j'espère que tu te plairas parmi nous !
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Brise les chaînes

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MessageSujet: Re: Marche-Abîme, gronde parmi les astres   Ven 4 Mai - 20:02

 
C'est fini \ô/


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Dame étoilée

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MessageSujet: Re: Marche-Abîme, gronde parmi les astres   Mar 8 Mai - 19:17

 
Tu es officiellement validée, félicitation ! Coucou

Il ne te reste plus qu'à aller poster ton Carnet de Voyage afin de faire un petit suivi de tes (futures) aventures. Tu peux également poster une petite demande de RP du côté de Trouver des compagnons.

Hâte de te voir rp :p
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MessageSujet: Re: Marche-Abîme, gronde parmi les astres   

 
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